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Madeleine Sologne

MADELEINE SOLOGNE (Madeleine Vouillon, dite Madeleine)

Actrice française (La Ferté-lmbault 1912 - Vierzon, 1995). Bien qu’ayant épousé un opérateur de cinéma, Jean Douarinou, elle ne se destine pas à la carrière d’actrice. Les hasards de la vie lui font cependant abandonner son premier métier de modiste pour se consacrer d’abord au théâtre, ensuite aux studios (elle débute dans un rôle d’ouvrière pour La vie est à nous de Jean Renoir en 1936). Son physique de belle brune la cantonne soit dans des rôles de gitane (les Filles du Rhône, Jean-Paul Paulin, 1938 ; le Danube bleu, Émile Edwin Reinert et Alfred Rode, 1940), soit dans des compositions comiques (Raphaël le Tatoué, Christian-Jaque, 1939) ou sentimentales (le Père LeFonnard, Jean de Limur, id). A partir de 1941, on découvre son jeu sobre cachant une grande sensibilité et la justesse de ses apparitions, fût-ce dans des mélos comme Fièvres (J. Delannoy, 1942) ou l’Appel du bled (Maurice Gleize id ). La consécration lui est apportée par l’Éternel Retour (Delannoy, 1943), où Cocteau la transfigure en l’imposant en Yseult aux cheveux de lin ; cette coiffure "médiévale" et le pull-over de Jean Marais lancent la mode. Ce rôle va la dévorer.

Elle ne trouve plus ensuite de personnage d’envergure : ni dans Vautrin (P. Billon, 1944) où son sens des nuances fait pourtant merveille, ni, à plus forte raison, dans les petites comédies qu’elle défend après la Libération. Son talent s’englue dans de lourdes machines (Un ami viendra ce soir, R. Bernard, 1945 ; la Foire aux chimères, P. Chenal, 1946). De guerre lasse, elle s’arrête de tourner en 1947 et dès lors, ne paraît plus qu’à de rares et malheureuses occasions et après de longs intervalles, (les Nanfrageurs, Charles Brabant, 1959 ; Il suffit d’aimer, René Darène, 1961 ; le Temps des loups, S. Gobbi, 1969).

Autres films
Forfaiture (M. L’Herbier 1937) ; Adrienne Lecouvreur (idem , 1938) ; Les Gens du voyage (J. Feyder, id) ; Remontons les Champs-Elysées (S. Guitry, idem) ; Conflit (L. Moguy, idem) ; Le monde tremblera (R. Pottie,1939) ; Les Hommes sans peur (Yvan Noé, 1942) ; Croisières sidérales (A. Zwobada, idem) ; Le Loup des Malveneur (Guillaume Radot, 1943) Mademoiselle X (P.Billon, 1945) ; Marie la Misére (J. de Baroncelli, idem) ; La Figure de proue (Christian Stengel, 1948) ; Le Dessous des cartes (A. Cayatte, idem) ; Une grande fille toute simple (Jacques Manuel, idem).

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